Marcel Groleau accède à la présidence de l'UPA

1 décembre 2011

QUÉBEC - M. Marcel Groleau, producteur laitier de Thetford Mines, accède aujourd'hui à la présidence générale de l'Union des producteurs agricoles (UPA), soit au terme du 87e congrès général de l'organisation se déroulant depuis mardi à Québec. M. Groleau prend ainsi le relais de M. Christian Lacasse, président général depuis décembre 2007.

« Nous devons travailler tous ensemble, tant du côté des producteurs que du côté des gouvernements, pour redonner confiance au secteur agricole.  Pour y arriver, il est impératif de reconnaître l'apport économique de l'agriculture, comme on le fait pour d'autres secteurs, de voir son soutien comme un investissement assurant la vitalité de tous les maillons de la chaîne agroalimentaire et de réunir les conditions en vertu desquelles nos entreprises pourront continuer d'investir, de créer des emplois et de participer à la pérennité économique de nos régions », a déclaré le nouveau président général de l'UPA.

« Sans nier que certains secteurs de production se portent bien, il reste que près du tiers des entreprises agricoles, surtout dans le secteur des viandes, des petites céréales et de la forêt, vivent une situation difficile à divers degrés. Pour traverser cette crise, ces producteurs doivent pouvoir compter sur des programmes de gestion des risques flexibles et financés à la hauteur des besoins. On a du travail à faire de ce côté, producteurs, gouvernements et partenaires, pour relever ensemble le filet de sécurité.  L'agriculture doit être vue pour ce qu'elle est : un investissement rentable, au même titre que d'autres secteurs appuyés par l'État comme l'aluminium ou les jeux vidéo », a continué M. Groleau, précisant que les producteurs ne veulent plus être perçus comme étant à la remorque de l'État, mais plutôt comme ceux qui tirent l'économie du Québec et celle des régions. « On est prêt pour un véritable Plan agricole au Québec », a-t-il résumé.

Pour le nouveau président général de l'UPA, « nous devons aussi, au cours des prochaines années, insister sur le caractère démocratique et représentatif de l'Union. Au Québec, tous secteurs confondus, l'UPA est sans aucun doute l'organisation qui consulte le plus ses membres et ses partenaires, en région comme dans les différents secteurs de production. Chaque décision est le fruit d'un consensus fort, mûrement discuté et réfléchi, ce qui est tout à l'avantage de nos interlocuteurs.  Seule l'accréditation unique permet un tel point de vue consensuel sur l'ensemble des dossiers touchant le monde agricole ».  Selon M. Groleau, « l'Union est un facilitateur pour l'État.  Seule une organisation accréditée a permis d'établir le système de traçabilité qu'on connaît, de s'engager dans la protection de l'environnement et dans le développement durable ».

M. Marcel Groleau occupait la fonction de président de la Fédération des producteurs de lait du Québec (FPLQ) depuis 2004.  Administrateur au conseil d'administration de la FPLQ depuis 1992 à titre de président du Syndicat des producteurs de lait de Québec, il a successivement occupé les postes de deuxième et de premier vice-président de la Fédération de 1994 à 2004.  M. Groleau était, de 2005 à 2009, et depuis juin 2011, membre du comité exécutif de l'UPA.Pour le seconder, les délégués ont réélu M. Pierre Lemieux à la première vice-présidence et M. Denis Bilodeau à la deuxième vice-présidence de l'organisation.

M. Lemieux est producteur de lait, producteur acéricole et producteur forestier à Cap-Saint-Ignace, près de Montmagny. Premier vice-président de l'UPA depuis décembre 2007, il est également membre du comité exécutif depuis 2002. Il a occupé la fonction de président de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec de 1993 à 2007.

M. Bilodeau, quant à lui, est producteur de bovins, de porcs et de grandes cultures à Warwick, dans les Bois-Francs. Membre du comité exécutif de 2001 à 2005, il occupe la fonction de deuxième vice-président de l'UPA depuis décembre 2005. Il a également occupé la présidence de la Fédération régionale de l'UPA du Centre-du-Québec de 1995 à 2005.

Les délégués ont par ailleurs témoigné leur appréciation au président sortant qui, durant son mandat, a dirigé les destinées de l'organisation au travers une importante remise en question gouvernementale des grands piliers agricoles québécois (rapport Pronovost sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois, rapport Saint-Pierre sur la redéfinition des programmes de soutien en agriculture, rapport Ouimet sur l'avenir du territoire agricole, Livre vert pour une politique bioalimentaire, etc.).La présidence de M. Lacasse coïncide aussi avec une vision renouvelée de l'avenir (Le pouvoir de se nourrir), se traduisant par une agriculture réalisée par une multitude de fermes, ancrées dans toutes les régions, fournissant à la population des aliments sains, produits dans une perspective de développement durable et d'équité. Mentionnons finalement l'importante mobilisation en vue d'assurer le maintien de l'assurance-stabilisation et de combattre diverses décisions déstructurantes de La Financière agricole du Québec (25 %).

M. Christian Lacasse, rappelons-le, est producteur de lait à Saint-Vallier-de-Bellechasse, près de Montmagny. Il a été président de la fédération régionale de l'UPA de Lévis-Bellechasse de 1990 à 1997 ainsi que premier vice-président de l'UPA de 1997 à 2005.  Il occupait la présidence de l'UPA depuis décembre 2007.

Soulignons finalement que des élections aux postes de dirigeants généraux de l'UPA se tiennent à tous les deux ans au terme du congrès général de l'UPA.  Pour briguer un poste d'élu dans l'organisation, il faut obligatoirement être agriculteur ou agricultrice.

L’Organisation mondiale du commerce donne gain de cause au Canada

18 novembre 2011

Selon les ministres, la décision de l'OMC profitera aux familles d'agriculteurs, ainsi qu'à l'industrie du bétail et à l'économie du Canada.

Le ministre du Commerce international et ministre de la porte d'entrée de l'Asie-Pacifique, l'honorable Ed Fast, et le ministre de l'Agriculture, l'honorable Gerry Ritz, ont rencontré aujourd'hui des éleveurs de bétail et des transformateurs de viande à Soderglen Ranches Ltd., l'une des plus importantes exploitations de bovins reproducteurs de races pures au Canada.

Les ministres ont accueilli avec satisfaction la victoire éclatante de l'industrie canadienne du bétail, alors que l'OMC a jugé que la mesure d'étiquetage indiquant le pays d'origine (EPO) des États-Unis est incompatible avec leurs obligations commerciales envers l'OMC.

« La décision prise par l'OMC aujourd'hui est une bonne nouvelle pour les travailleurs de l'industrie canadienne du bétail de calibre mondial et leurs familles, et une preuve supplémentaire que l'engagement pris par notre gouvernement de défendre les intérêts des Canadiens dans tous les secteurs de notre économie donne des résultats, a affirmé le ministre Fast. Cette décision reconnaît la nature intégrée de la chaîne d'approvisionnement nord-américaine dans cette industrie vitale. L'élimination de ces mesures d'étiquetage onéreuses et de ces coûts injustes et inutiles améliorera la compétitivité, stimulera la croissance et favorisera la prospérité des producteurs tant canadiens qu'américains. »

« Notre gouvernement a toujours fait front commun avec nos producteurs de bovins et de porcs contre tout traitement inéquitable tel que l'étiquetage du pays d'origine, et la décision d'aujourd'hui constitue une victoire éclatante pour notre industrie, a indiqué le ministre Ritz. Ce résultat a mis du temps à venir, mais en travaillant de près avec les producteurs de bovins et de porcs canadiens, nous avons réussi à assurer à notre industrie un avenir plus prometteur et plus prospère. »

L'EPO des États-Unis a forcé l'industrie du bétail au Canada et dans d'autres pays qui entretiennent des relations commerciales avec les États-Unis à adopter un système d'étiquetage et de suivi fastidieux donnant lieu à de la paperasserie administrative supplémentaire et inutile. Cela a provoqué la désintégration de la chaîne d'approvisionnement nord-américaine, contribué à l'imprévisibilité du marché et imposé des coûts additionnels aux producteurs des deux côtés de la frontière. Treize pays membres de l'OMC se sont joints au différend en qualité de tierces parties. Les États-Unis seront maintenant tenus de rendre leurs mesures conformes à leurs obligations envers l'OMC. Toutefois, si cette décision fait l'objet d'un appel, cela pourrait retarder son aboutissement.

Le Canada et les États-Unis entretiennent les relations commerciales bilatérales les plus importantes du monde, avec des échanges commerciaux réciproques qui ont atteint l'an dernier une valeur de 649 milliards de dollars. De ce montant total, l'agriculture et les produits agroalimentaires ont compté pour près de 35 milliards. La réduction des obstacles au commerce a contribué à la mise en place de chaînes d'approvisionnement avantageuses pour les deux pays, rendant ces derniers plus concurrentiels à l'échelle nationale et internationale.

Tout compte fait, plus de 8 millions d'emplois aux États-Unis dépendent du commerce avec le Canada, alors que plus de 2 millions d'emplois au Canada dépendent du commerce avec les États-Unis.

Pour connaître les conclusions du rapport et pour obtenir plus de renseignements sur la procédure de règlement des différends à l'OMC, prière de consulter www.wto.org/french/news_f/news11_f/384_386r_f.htm

Le gouvernement Harper aide les agriculteurs à obtenir un plus vaste accès

24 octobre 2011

Le gouvernement Harper ouvre de nouveaux débouchés commerciaux aux agriculteurs, a conclu une récente analyse du travail de l'Équipe fédérale chargée de l'accès aux marchés. Le ministre de l'Agriculture, Gerry Ritz, a publié le rapport aujourd'hui et a souligné qu'entre autres résultats positifs, les exportations de boeuf canadien vers la Russie ont plus que triplé en valeur marchande depuis l'élargissement de l'accès au marché du boeuf, ces dernières années.

 

« Ce rapport sur l'accès aux marchés montre clairement que le gouvernement Harper cultive les débouchés pour nos producteurs, améliorant ainsi leurs résultats, a déclaré le ministre Ritz lors de la réunion annuelle sur l’accès aux marchés. En rouvrant, conservant et élargissant des marchés internationaux, nous nous assurons que les agriculteurs canadiens tirent leur revenu du marché et continuent à dynamiser notre économie. »

« Notre programme ambitieux d’échanges commerciaux comprend l’accroissement de

l’accès aux marchés dans le secteur agricole et agroalimentaire », a déclaré l’honorable Ed Fast, ministre du Commerce international et ministre responsable de la porte d'entrée de l'Asie-Pacifique. « Nous créons des débouchés pour les agriculteurs canadiens et leurs familles en approfondissant et en renforçant les relations commerciales du Canada

avec les marchés prioritaires, en nous opposant aux mesures de nature à entraver le

commerce et en défendant les intérêts du Canada. »

 

Le rapport donne les résultats obtenus entre janvier 2010 et mars 2011 sur 10 marchés clés

de denrées dont le boeuf, le porc, le canola, le blé, les légumineuses à grain et le matériel

génétique animal. Il montre que, grâce à la collaboration et à la coordination des efforts et

des activités relatives à l'accès aux marchés, le gouvernement fédéral, les provinces, les

territoires et l'industrie ont réussi à rouvrir, conserver et élargir des marchés de nombreux

produits agricoles et alimentaires canadiens.

 

La valeur marchande des exportations de boeuf canadien vers la Russie a plus que triplé

(328 p. 100) et dépassé 23 millions de dollars (23,8 M$) en 2010 grâce à l'élargissement de

l'accès acquis en 2009 et confirmé en 2010. Le Canada s’est aussi assuré de relations

commerciales plus stables avec la Chine en négociant des mesures de transition concernant les exportations de graine de canola, permettant ainsi aux agriculteurs de poursuivre les exportations de canola (graine, huile et tourteau) vers la Chine, qui ont dépassé 1,8 milliard de dollars en 2009 et 2010.

 

En 2009, le ministre Ritz a créé le Secrétariat de l'accès aux marchés (SAM) pour

coordonner les initiatives du gouvernement et de l'industrie visant à trouver de nouveaux

marchés et à étendre les marchés actuels au profit du secteur agricole. Le SAM collabore

étroitement avec l'Équipe fédérale chargée de l'accès aux marchés qui réunit des ressources d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, de l'Agence canadienne d'inspection des aliments et du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international et qui est soutenue par le Comité principal de coordination de l'accès aux marchés.

 

Le gouvernement fédéral, les provinces et les territoires discutent avec l'industrie des progrès et des priorités en matière d'accès aux marchés dans le commerce agricole. Le secteur canadien des produits agricoles et des aliments transformés est un moteur clé de l'économie et de la croissance du Canada. Les possibilités de croissance du secteur dépendent principalement de l'aptitude du Canada à étendre ses marchés à l'étranger.

Le Canada est le cinquième exportateur de produits agricoles et alimentaires dans le monde, avec des exportations annuelles d'une valeur de plus de 35 milliards de dollars. Le

commerce de produits agricoles et alimentaires du Canada apporte plus de 11 milliards de

dollars à notre excédent commercial.

 

 

Le rapport est disponible sur le site Internet d'AAC à l'adresse : www.atssea.

agr.gc.ca/exp/5892-fra.htm

Projet pilote sur le nouvel identifiant bovin « Ultraflex » : commentaires de producteurs et premiers résultats

26 septembre 2011

Depuis le début de la mise en place du système de traçabilité québécois, Agri-Traçabilité Québec (ATQ) a réalisé divers projets pilotes qui ont permis de documenter et d'améliorer la rétention des identifiants. En mars 2009, ATQ a testé des identifiants composés d'un plastique ultra-flexible (Ultraflex) dont les panneaux arrière sont de formes arrondies. Ce projet, qui se terminera en 2012, s'effectue auprès de sept fermes laitières et de cinq fermes vaches/veaux, pour un total de 745 bovins à l'étude dont certains ont été ré-identifiés.

Voici les résultats de deux des fermes participant au projet, Benoît Côté de la ferme Maple Hill située à Shefford, éleveur de bovins Hereford pur-sang et producteur de veaux d'embouche commerciaux ainsi que Marc et Roch Bilodeau et Cynthia Morin de la ferme laitière R & M Bilodeau de Sherbrooke.

L'Ultraflex, une innovation pour les producteurs du Québec

L'Ultraflex est le nouvel identifiant bovin doté de 3 caractéristiques qui favorisent le taux de rétention :

-Flexibilité du plastique;
-Forme arrondie des parties arrière;
-Rondelle autour de la tige de la partie arrière de l'identifiant qui renforce l'emprise de l'identifiant.

La combinaison de ces 3 facteurs assure que la partie arrière de l'identifiant épouse parfaitement la forme naturelle de l'oreille. Comme il n'y a pas d'espace entre l'identifiant et l'oreille, le panneau arrière est donc moins susceptible de s'accrocher dans les mangeoires, par exemple.

Afin, que les parties arrières se collent davantage aux oreilles, il est désormais recommandé de poser les deux identifiants (puces électronique et panneau visuel) dans le premier tiers de l'oreille, près de la tête.

M. Benoît Côté rappelle toutefois que l'environnement des animaux demeure un facteur important pour la rétention des identifiants, même avec l'identifiant Ultraflex. On mentionne souvent que les mangeoires munies de tuyaux verticaux causent la perte de boucles. Lors du remplacement de ces équipements, il serait fort judicieux de choisir un modèle qui réduira le taux de chute des identifiants. Les tuyaux ronds sont conseillés alors que les tuyaux carrés ou plats sont à proscrire, car les bords sont coupants.

Les tuyaux verticaux carrés ou plats abîment davantage les identifiants, particulièrement lorsque l'animal sort sa tête. On voit ici les marques d'usure, conséquence des mouvements répétitifs. Le tuyau de carlon est simplement coupé dans le sens de la longueur et placé autour du tuyau.

M. Bilodeau quant à lui, propose d'ajouter un tuyau rond de carlon noir autour des fers plats. Cette solution n'a toutefois pas encore été mise en place dans sa ferme, vu les besoins du projet de rétention.

Des chiffres évocateurs

De façon générale, le taux de bris des parties arrière est plus élevé dans le secteur boucherie, ce qui entraîne éventuellement la perte complète de l'identifiant. Voici à ce jour les résultats obtenus (vaches ré-identifiées) :

ATQ remercie les producteurs qui ont participé aux divers projets de rétention. Leur précieuse collaboration a mené au développement de l'Ultraflex. Sans eux, ce produit n'aurait pu faire ses preuves. Il est le fruit de judicieux commentaires et suggestions. Pour terminer, rappelons que l'Ultraflex est une exclusivité mondiale et que cet identifiant est, à ce jour, disponible uniquement au Québec.

Future politique bioalimentaire : Régler le présent d’abord!

24 septembre 2011

Alors que la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles (CAPERN) n'a pas encore complété son mandat d'examen de La financière agricole du Québec, voilà qu'elle s'attaque aujourd'hui à un autre chantier d'envergure, la consultation générale sur « Le livre vert pour une politique bioalimentaire : Donner le goût du Québec ». Pour l'UPA, il importe d'abord et avant tout de sauver des milliers de fermes de la faillite, à très court terme.  Les équilibres sont précaires.  Si on veut assurer l'avenir de l'agriculture, il faut d'abord assurer le présent, ce qui n'est pas le cas à ce moment-ci. L'UPA a soumis des propositions concrètes visant à corriger les problèmes de liquidité rapidement et on s'attend à ce que dans les prochains jours des suites soient données à ces propositions.

Politique bioalimentaire : Le Québec n'a pas les moyens de se tromper 

En 2050, il y aura neuf milliards d'habitants à nourrir sur la terre. Toutes les ressources dans le monde seront sollicitées, y compris au Québec où, faut-il le rappeler, les terres cultivables ne représentent que 2 % de la superficie, comparativement à 58 % en France et à 45 % aux États-Unis.  Nous avons le devoir de protéger nos terres et favoriser la pérennité et le développement de notre agriculture. Dans le contexte de mondialisation et d'ouverture des marchés que nous connaissons, le Québec n'a pas les moyens de se tromper avec sa prochaine politique « bioalimentaire ».

C'est pourquoi les 42 000 producteurs et productrices agricoles du Québec et leur organisation, l'Union des producteurs agricoles (UPA), offrent au gouvernement du Québec toute leur expertise et leur passion du métier dans l'élaboration de la future politique agricole et alimentaire.

Tout au long des audiences devant la CAPERN, l'UPA entend mettre de l'avant des éléments essentiels à la future politique afin d'assurer la pérennité du secteur agricole et agroalimentaire québécois, éléments issus de notre vision « Le pouvoir de se nourrir » présentée en décembre 2009. Parmi les incontournables de cet exercice, l'Union en appelle à une reconnaissance de la spécificité de l'agriculture, à la réciprocité des normes qu'on devrait imposer aux produits étrangers qui entrent dans nos marchés et à la priorisation des produits québécois dans nos chaînes de distribution et nos établissements publics.


La mondialisation et l'ouverture des marchés ont amené les pays, dans leurs échanges commerciaux, à traiter les produits agricoles comme tout autre produit, certains allant jusqu'à laisser tomber leur agriculture nourricière pour se consacrer exclusivement aux marchés internationaux.  Les peuples en ont souffert, les crises alimentaires se sont multipliées, particulièrement depuis 2008.  Nous avons la chance, avec cette politique agricole et alimentaire québécoise, d'inscrire le caractère particulier, spécifique de l'agriculture et d'en faire la promotion à tous les paliers.  L'UPA soutient le concept de souveraineté alimentaire, c'est-à-dire notre capacité à définir nos propres politiques agricoles afin d'atteindre nos objectifs d'autonomie alimentaire et d'exportation.

L'UPA rappelle également que les lois sur les producteurs agricoles, sur la mise en marché des produits agricoles et sur la protection du territoire agricole demeurent fondamentales pour la pérennité de l'agriculture et de l'agroalimentaire.  De ces lois découlent les outils collectifs qui ont permis au Québec de maintenir de nombreuses fermes familiales sur tout le territoire, des fermes efficaces, faisant une large place à la relève, des fermes dynamiques dont les produits sont majoritairement transformés chez nous (70 % au Québec par rapport à 27 % dans le reste du Canada).  Dans un contexte où les acheteurs et distributeurs sont de plus en plus concentrés dans les mains d'une poignée de gros joueurs, affaiblir les outils collectifs des agriculteurs serait désastreux.

Rappelons finalement que l'agriculture constitue la plus importante activité économique du secteur primaire au Québec, tant en ce qui concerne la valeur des livraisons qu'au regard de l'emploi généré. Ensemble, agriculture et transformation alimentaire procurent 174 000 emplois directs, indirects et induits.  La création de la richesse provenant de ces secteurs (PIB) était de 13 G$ en 2007.  Il importe de capitaliser sur cet effet de levier économique, alors que les perspectives agricoles à court et moyen terme sont excellentes.  De grandes occasions d'affaires s'offrent à l'économie du Québec.  Il faut les saisir, et notre secteur agroalimentaire dispose de plusieurs atouts pour y arriver : une masse critique d'entreprises, une relève active, des fermes présentes partout sur le territoire, un secteur de la transformation dynamique et des pratiques respectueuses de l'environnement.

Les É.-U. vont tester six souches de plus de la bactérie E. coli dans le boeuf

14 septembre 2011

Le ministère américain de l'Agriculture (USDA) va tester dès l'année prochaine six souches supplémentaires de la bactérie E. coli dans les viandes crues de boeuf qui, en cas de réaction positive, seront «interdites» à la vente, a-t-il annoncé mardi.

«Les services d'inspection vont lancer un programme de tests pour détecter ces pathogènes dangereux et empêcher qu'ils ne parviennent aux consommateurs», a précisé le ministère dans un communiqué.

«La viande de boeuf hachée crue et ses dérivés contenant ces bactéries seront interdits à la vente», a-t-il ajouté.

Cette nouvelle mesure sera appliquée à partir de mars 2012 après une période réglementaire de consultations publiques. Pour l'heure, des tests sont uniquement réalisés pour détecter la présence de la souche E. coli 0157:H7. 

Ces six autres variantes peuvent provoquer des maladies graves voire mortelles, comme des gastro-entérites, des infections urinaires, des méningites et des septicémies.

Les jeunes enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

Selon les centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC), ces souches dites «non-0157 STEC» sont responsables du plus grand nombre d'intoxications alimentaires, d'hospitalisations et de décès qui en résultent.

Depuis de nombreuses années, l'USDA n'exigeait des producteurs de viande qu'ils pratiquent des tests uniquement pour détecter la souche d'E.coli 0157:H7, responsable de 73 000 intoxications par an aux États-Unis.

Mais des groupes de défense des consommateurs ou militants pour une plus grande sécurité alimentaire pressaient le ministère de l'Agriculture d'ajouter les six souches non-0157 STEC qui sont responsables de 130 000 infections annuelles.

Plus de 126 000 visiteurs lors de la journée portes ouvertes sur les fermes du québec

13 septembre 2011

Plus de 126 000 personnes ont participé aujourd'hui à la journée Portes ouvertes sur les fermes du Québec, portant à plus de 1,1 million le nombre de personnes ayant participé à cette activité depuis la toute première édition, en 2003.

« Le succès des Portes ouvertes témoigne de l'intérêt des citadins pour ce qu'ils mettent dans leur assiette. Un gros merci aux producteurs qui, tout au long de la journée, ont accueilli gratuitement leurs concitoyens. Cela démontre toute l'ampleur de la fierté qu'ils éprouvent pour leur travail et les aliments qu'ils produisent », a déclaré le président général de l'Union des producteurs agricoles (UPA), M. Christian Lacasse.

« Pour des raisons de qualité, de fraîcheur, de santé et de développement durable, l'achat local a la cote au Québec. Plus de 126 000 personnes, aujourd'hui, on pu le constater de visu, tout comme le travail exceptionnel de nos agriculteurs. Chapeau à chacun d'eux ainsi qu'à tous les bénévoles! », a quant à elle ajouté l'honorable Liza Frulla, figure politique et médiatique bien connue et porte-parole officielle de l'édition 2011.

Une multitude de productions étaient encore une fois représentées pour la neuvième édition des Portes ouvertes. Fermes laitières, bovines, caprines, apicoles, acéricoles... L'essentiel des productions québécoises était mis à l'honneur sur tout le territoire du Québec.

Plusieurs partenaires apportent leur soutien à cette journée champêtre : Banque Nationale Groupe financier; Provigo, membre du groupe Loblaw. S'ajoute également le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ). Soulignons aussi la participation d'étudiants de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation de l'Université Laval. Des agronomes diplômés et expérimentés prêteront aussi leur concours, fruit d'une entente avec l'Ordre des agronomes du Québec. Agriculture et Agroalimentaire Canada, Agropur, Bonduelle et les Clubs-conseils en agroenvironnement sont également partenaires des Portes ouvertes.

Drêche vs E. coli

26 juillet 2011

Après que le maïs ait produit de l'éthanol, la drêche humide de distillerie qui en résulte est parfois utilisée en alimentation des bovins. Mais ce sous-produit comporte à la fois des avantages et des inconvénients. D'accord, la drêche est riche en protéines et procure des calories et des minéraux.

Or, le chercheur James E. Welle de l'Agricultural Research Service (ARS) du département américain de l'Agriculture a voulu connaître le lien entre l'alimentation en drêche humide et la persistance d'Escherichia coli 0157 :H7 dans le fumier et sur la peau de l'animal.

E. coli dans le fumier peut infecter ou réinfecter des animaux au pâturage ou dans les parcs d'engraissement. Si E. coli aboutit sur la peau de l'animal, la bactérie peut contaminer la viande et les équipements dans l'usine de transformation.

Dans la première phase de recherche regroupant 608 bouvillons, l'équipe de James E. Wells a comparé des bovins dont l'alimentation contenait 40 % de drêche à des bovins dont l'alimentation n'en contenait pas. Chez les bovins recevant de la drêche, les chercheurs ont noté une incidence et une prévalence plus grande d'E. coli 157 :H7 dans le fumier et une prévalence plus grande sur la peau. La recherche a été publiée dans le Journal of Food Protection.

Source : ARS

Un secteur agricole innovateur et moderne qui stimule la croissance et la prospérité

8 juillet 2011

Saint Andrews (Nouveau-Brunswick) - Les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux (FPT) de l'Agriculture se sont réunis pour discuter des perspectives et du potentiel du secteur canadien de l'agriculture et de l'alimentation, un moteur important de l'économie.

« Les gouvernements et le secteur collaborent de plus en plus; les agriculteurs peuvent tirer parti de nouveaux débouchés et les produits alimentaires sains et nutritifs du Canada sont de plus en plus recherchés, a souligné le ministre fédéral de l'Agriculture, Gerry Ritz. Nos gouvernements continueront de travailler sans relâche pour créer les conditions du marché qui permettront aux agriculteurs canadiens de développer et de diversifier leurs entreprises afin que ces dernières demeurent rentables. »

Les ministres FPT* s'entendent pour dire que le prochain cadre stratégique Cultivons l'avenir 2 doit aider le secteur agricole à tirer parti des nouveaux débouchés de manière dynamique et innovatrice. Pour ce faire, le secteur sera appuyé par la recherche et développement de classe mondiale, une nouvelle génération d'agriculteurs, des systèmes de réglementation efficaces et une infrastructure moderne. Misant sur la réussite et la souplesse de l'approche stratégique actuelle, les ministres se sont entendus sur les principes de l'Énoncé de Saint Andrews qui orienteront la collaboration des fonctionnaires avec le secteur. L'Énoncé présente la vision mise de l'avant dans le prochain cadre stratégique, soit une approche moderne, cohérente et intégrée d'un secteur novateur confronté aux défis d'une économie mondiale compétitive qui évolue rapidement. La version intégrale de l'Énoncé de Saint Andrews est affichée sur le site Web d'AAC.

« Divers secteurs, dont l'agriculture, procurent au Canada un avantage naturel et présentent un potentiel énorme grâce à l'adoption de technologies innovatrices, a affirmé Michael Olscamp, coprésident de la réunion et ministre de l'Agriculture, de l'Aquaculture et des Pêches du Nouveau-Brunswick. Il incombe donc aux gouvernements, au secteur et à nos partenaires de recherche d'accentuer leurs efforts concertés pour promouvoir une culture de l'innovation réussie et accroître la rentabilité et la compétitivité du secteur. »

Les ministres se sont entendus pour dire que le secteur assurera sa croissance s'il mise sur la demande croissante de produits canadiens de classe mondiale. Le secteur emploie environ deux millions de personnes, ce qui place le Canada au cinquième rang mondial des exportateurs de produits agricoles; ses exportations ont atteint près de 35,5 milliards de dollars l'année dernière. Les ministres ont réitéré leur position respective à l'égard des mécanismes de marketing comme la Commission canadienne du blé et ont réaffirmé leur appui à la gestion de l'offre. Ils ont également applaudi les réussites de plus en plus nombreuses du secteur et reconnu que le développement des marchés et l'accès aux marchés produiront les meilleurs résultats possibles pour les producteurs et les transformateurs canadiens.

En ce qui a trait aux marchés intérieurs, les ministres ont passé en revue les résultats des projets pilotes lancés en février pour développer le commerce interprovincial des viandes tout en maintenant le niveau élevé de salubrité des aliments du Canada. Ils ont convenu d'agir rapidement et de redoubler d'efforts dans l'exécution de ces projets. Les ministres ont également examiné le dossier évolutif des inondations qui affligent les agriculteurs partout au pays et ont promis de continuer de travailler ensemble pour déterminer la forme que prendra l'aide nécessaire. Ils ont également reconnu que le dossier du système national de traçabilité du bétail progresse en raison des efforts concertés du secteur et des gouvernements.

Les ministres attendent avec intérêt la prochaine réunion annuelle qui se tiendra à Whitehorse (Yukon) du 12 au 14 septembre 2012.

* à l'exception de l'Ontario

L'ONU proclame l'éradication de la peste bovine

29 juin 2011

La Conférence de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la plus haute instance de l'Organisation, a adopté mardi une résolution proclamant le monde libéré de la peste bovine, invitant également la communauté mondiale à rester vigilante pour la conservation en toute sécurité des échantillons de virus de peste bovine et des vaccins dans les laboratoires et l'application de normes strictes de surveillance et de notification de la maladie.

La déclaration est l'étape finale d'une campagne mondiale d'éradication de la peste bovine qui dure depuis des décennies et qui fut mise en œuvre par la FAO, en étroite coordination avec l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et d'autres partenaires. Cette maladie hautement infectieuse a décimé des millions de bovins, de buffles et autres animaux, et semé la faim et le désespoir, essentiellement en Afrique, en Asie et en Europe.

L'annonce fait suite à la vérification le mois dernier par l'Assemblée mondiale des délégués de l'OIE que la maladie n'était plus en circulation dans son habitat naturel. Le dernier foyer de peste bovine remonte à 2001 au Kenya chez les buffles sauvages, et la dernière vaccination a eu lieu en 2006.

"Cette campagne d'éradication couronnée de succès montre que les actions contre les maladies animales ne relèvent pas du concept des biens agricoles ou marchands mais des biens publics mondiaux. En effet, elles servent les intérêts de tous les peuples et de toutes les générations, en réduisant la pauvreté, en contribuant à la santé publique et à la sécurité alimentaire, et en améliorant l'accès au marché ainsi que le bien-être animaux", a souligné le Directeur général de l'OIE, Bernard Vallat.

Depuis 1994, la FAO pilote le programme mondial d'éradication de la peste bovine (GREP) en collaboration avec l'OIE, l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) et d'autres partenaires institutionnels, gouvernements, organisations régionales, telles que le Bureau interafricain pour les ressources animales, et les communautés du monde entier.

Ces mécanismes de coopération et de coordination internationale, financés par l'Union européenne, les Etats-Unis, la France, l'Irlande, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni, la Suède, le PNUD et d'autres, et soutenus par des institutions universitaires et de recherche du monde entier, ont joué un rôle primordial dans l'éradication de la peste bovine, en particulier dans les pays les plus pauvres.

« Ce succès extraordinaire n'aurait pas été possible sans les efforts communs et l'engagement sans relâche des gouvernements, des principales organisations d'Afrique, d'Asie et d'Europe, ni sans le soutien continu des donateurs et des institutions internationales", a déclaré le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf.

Le virus de la peste bovine ne circule plus parmi les animaux vivants mais il est encore conservé dans un certain nombre de laboratoires. La priorité immédiate de la phase post-éradication consiste à se prémunir contre la réapparition de la maladie chez les animaux, du fait d'une fuite accidentelle ou délibérée des laboratoires.

"La peste bovine est la première maladie animale à être éradiquée par l'homme et la deuxième en général, après la variole. Nous devons aussi nous pencher sur les mesures à prendre pour garantir que ce résultat soit durable et avantage les générations futures. Pour ce faire, une stratégie post-éradication devrait être mise en place pour empêcher toute récurrence de la maladie", a précisé M. Diouf.

La FAO, l'OIE et leurs partenaires sont résolus à mettre en œuvre les procédures convenues à l'échelle internationale pour confiner ces stocks de virus dans des laboratoires entièrement bio-sécurisés.

La peste bovine est une maladie virale extrêmement contagieuse qui frappe diverses espèces d'animaux sauvages et domestiques bi-ongulés, notamment bovins et buffles. De nombreuses espèces, y compris les moutons et les chèvres, peuvent présenter des signes cliniques atténués de la maladie, mais le taux de mortalité peut atteindre 100% chez les troupeaux de bovins et de buffles très sensibles.

C'est un foyer de peste bovine découvert chez des animaux importés en Belgique en 1920 qui a ouvert la voie à la coopération internationale en matière de lutte contre les maladies animales, et qui a constitué un facteur prépondérant dans la création de l'OIE en 1924.