À la suite de l’adoption du Plan conjoint, les secteurs de production se dotent d’agences de vente obligatoires et d'outils d'intervention dans la production et la mise en marché.
Veau
Dès 1983, les producteurs de veaux de grain et de veaux de lait sont les premiers secteurs des bovins à se doter d’un fonds de promotion.
Avec les années, plusieurs logos et identifications visuels ont vu le jour et plusieurs millions de dollars ont été investis pour accroître la notoriété et la consommation de la viande de veau. Les Québécois sont aujourd'hui les plus grands consommateurs de veau en Amérique du Nord. On reconnaît le Veau de grain du Québec et le Veau de lait du Québec grâce aux logos suivants.
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Le veau de grain
Le 3 août 1987, les producteurs de veaux de grain instaurent une agence de vente à un mode de vente innovateur, celui des enchères électroniques.
L’agence de vente veaux de grain aura, dès sa création, sensibilisé les producteurs de veaux de grain à l’importance d’améliorer et d’uniformiser la qualité de leur produit. En 1990, un programme d’accréditation des producteurs voit le jour et introduit des standards de qualité. En décembre 1999, les producteurs se dotent d’un règlement exigeant la conformité à un Cahier des charges qui détermine clairement les conditions d’élevage des veaux de grain. Ce premier programme de certification à la ferme est né le 1er juillet 2000.
Les prix continuent cependant de fluctuer et les producteurs peinent à couvrir le coût de production. C’est ainsi qu’en 2001, la gestion des surplus, un mécanisme reposant sur un prix plancher, est adoptée. En 2003, les producteurs mettent en place des historiques de référence (contingentement) pour éviter la surproduction de veaux de grain. Toujours novateurs, en 2004, les producteurs de veaux de lait et de veaux de grain retirent les hormones de croissance de leurs élevages.
Le veau de lait
Depuis l’adoption du Plan conjoint, les producteurs de veaux de lait ont priorisé la promotion et le développement des marchés. Plus de la moitié de la production est exportée à l'extérieur de la province. La qualité du Veau de lait du Québec est de notoriété publique.
En 2008, les producteurs de veaux de lait établissent les modalités de fonctionnement d’une agence de mise en marché.
Bœuf
Le bovin de réforme
En 1987, les producteurs de bovins de réforme décident de vendre leur produit exclusivement par enchères électroniques ou par encans publics. Le nouveau système vise avant tout à libérer les producteurs de chasses gardées par les intermédiaires et les abattoirs. Ce « grand dérangement » ne plait pas à tous, plusieurs qui y trouvaient leur compte s'y opposent fermement. Mais ces nouvelles façons de faire s'implantent tout doucement.
Les nouvelles méthodes de vente font rapidement augmenter le prix et le nombre des vaches de réforme et veaux laitiers commercialisés au Québec. Toutefois, conséquence de la diminution graduelle du cheptel laitier, le nombre de bovins de réforme et de veaux laitiers mis en vente de 1989 à 1993 chute graduellement. La croissance du secteur vache-veau n'est pas suffisante pour compenser la baisse du cheptel laitier réformé annuellement. Les acheteurs du Québec se font plus rares et les encans en régions se vident. Les producteurs et les encans réalisent qu'une rationalisation du secteur des encans s'avère nécessaire. La réflexion culmine avec la création de Réseau Encans Québec en 2002.
La crise de l'ESB en 2003 provoquera encore d'autres bouleversements. Le siège de l'abattoir Levinoff-Colbex, en décembre 2004 par les producteurs, mènera à la signature d'une entente prévoyant une croissance graduelle des prix en 2005 et l'acquisition de l'entreprise le 1er janvier 2006. Les producteurs en sont maintenant les propriétaires à 100 %.
Cet achat collectif, obtenu grâce à la ténacité et à l'implication de l'ensemble des producteurs, est un bel exemple qui démontre que le syndicalisme d'affaires peut cheminer côte à côte avec un syndicalisme de revendications.
Voici la liste des membres du comité de mise en marché.
Le bouvillon d'abattage
Le 6 juin 1989, sept ans après l’adoption du Plan conjoint, la création de l’agence de vente est en vigueur. Les producteurs de bouvillons d’abattage vendent désormais leur production soit par enchères électroniques, soit par ventes directes à l’abattoir, soit par encans publics.
Dans les années 80, les producteurs avaient des difficultés à mettre en marché leur produit, les prix variaient d’un producteur à l’autre et plusieurs devaient recourir aux services d’intermédiaires. Les délais de paiement s’avéraient souvent très longs. Plus que tout, la faillite de plusieurs abattoirs avait laissé d’importantes sommes impayées aux producteurs de bouvillons d’abattage.
Cette difficile situation a mené à la création d’un Programme de garantie de paiement en 1989, rendu possible grâce à une modification apportée à la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche. Cette modification aura permis de constituer un fonds de garantie de paiement complémentaire aux cautionnements fournis par les acheteurs. Une première au Québec!
Depuis 1989, les volumes des bouvillons transigés ne cessent de croître. L’agence s’implique et innove en mettant en place un projet pour améliorer la qualité du bœuf du Québec. Ainsi est né le programme Bœuf Qualité Plus qui contient un cahier des charges détaillé et vérifié. Les premières fermes sont certifiées en mars 2005.
Le projet Expertise vétérinaire voit le jour dans le but de mieux soutenir les producteurs en matière de santé animale. En 2003. le secteur développe un logiciel de traçabilité pour les bovins en engraissement : Bovitrace. Aujourd’hui, grâce à toutes ces initiatives, la qualité du bœuf produit au Québec rencontre les plus hauts standards de l’industrie.
Le veau d'embouche
Le 10 août 1993, l’agence de vente veaux d’embouche débute ses opérations. Il est dorénavant permis aux producteurs de vendre leurs veaux par encans spécialisés, par encans publics ou par ventes directes à des producteurs-finisseurs. L’agence ajoute une corde à son arc et autorise, en 2002, la vente à l'enchère électronique.
Dès ses débuts, l’agence décide de dynamiser le secteur des encans spécialisés. Plusieurs améliorations aux infrastructures et méthodes sont apportées. Les balances sont réglementées, on régit la durée des encans et les conditions sanitaires sont meilleures. Les volumes transigés dans les encans spécialisés passent de 30 % en 1993 à plus de 50 % en 2001. Le volume est resté sensiblement le même au cours des dernières années.
Parce que la production de veaux d’embouche est encore considérée comme saisonnière, l’agence favorise l’étalement des ventes et met sur pied des encans d’hiver et de printemps pour mieux répondre aux besoins des acheteurs. Cette initiative fera plus que doubler le nombre de têtes inscrit dans les encans d’hiver et de printemps de 1997 à 2001. Les proportions ont peu changé par la suite.
L’agence s’emploie à améliorer la qualité des veaux. Afin que la production corresponde plus adéquatement aux besoins du marché, l'agence accompagne les producteurs par le biais d'outils de formation. Plus récemment, c'est un Guide de préconditionnement et de semi-finition des veaux d’embouche qui a été publié en 2007.
Parallèlement, l’agence sensibilise les producteurs à l’importance de la vaccination. Plusieurs campagnes promotionnelles voient le jour et connaissent un succès bœuf! À partir de 2002, seuls les veaux vaccinés peuvent être vendus aux encans spécialisés tenus de novembre à mai. Aujourd’hui, tous les encans spécialisés du Québec exigent la vaccination des veaux d’embouche, une autre première au Canada.











